Les cheminements hasardeux des sentiers bocagers mènent parfois à de belles surprises naturalistes...
Dissimulées parmi les herbes hautes, détrempées par les averses successives de ces derniers jours, les somptueuses de l'évolution florale offrent passivement dans la prairie humide, leurs labelles colorés aux insectes pollinisateurs trompés par une supercherie mimétique et sensorielle. Leur présence dans ces prairies de fauche entourées de haies imposantes témoignent d'une activité agro pastorale extensive qu'il me plait d'apprécier. Toutes les parcelles environnantes ne sont visiblement pas aussi accueillantes pour les belles de mai...
Leur récente apparition dans l'histoire des végétaux les a poussé à se spécialiser chacune dans leur adaptation. Les Ophrys, par exemple imitent efficacement les insectes avec leur corolle (les trois pétales), d'autres comme les Orchis, développent un parfum puissant qui attire les pollinisateurs. L'ensemble est mis en valeur avec le calice (les trois sépales) et offre au final de parfaites pistes d’atterrissages. Toutes les orchidées que que l'on trouve ici dans la nature ont cependant un point commun : elles résultent d'une symbiose entre un champignon, et un rhizome ou un tubercule qui ne les laissera visibles en vie aérienne qu'une quinzaine de jours ! Les orchidées sont fragiles, éphémères, complexes et extrêmement variées... leur détermination plonge l'apprenti botaniste dans un univers de détails et de nuances qui lui cloue souvent le fessier pendant des dizaines de minutes... Et c'est là, à ce moment précis, assis dans l'herbe que le bonheur simple apparaît, une sorte de recul prend emprise sur le temps, vous êtes loin de tout et à la fois tellement proche du peuple de l'herbe. C'est un contact avec le sol, une diversité de fleurs à porté de regard, c'est en fait un apaisement, une sérénité réjouissante...
Et puis arrive le moment...
Savoir si d'autres graciles émanations se cachent derrière l'enclos champêtre ?
Le peuple de l'herbe...
Labelles d'une Orchis de mai
On constate aisément les variations importantes de l'Orchis de mai (Dactylorhisa majalis)...
L'Orchis à fleurs lâches (Orchis laxiflora) apprécie ces prairies humides un peu acides...
L'Orchis brulée (Orchis ustulata) nommée ainsi en raison de la couleur de son casque...
L'Orchis grenouille (Coeloglossum viride) ou l'arbre à petites grenouillettes
Brochette d'Orchis bouffon (Orchis morio) dans son décor de graminées, parssemées de boutons d'or
mercredi 29 mai 2013
vendredi 17 mai 2013
Mai des rapaces !
Dans la série des (faux)-"nuisibles", en voilà des animaux qui ont subit les foudres de nos persécutions !
Les rapaces diurnes sont passés en quelques décennies d'animaux vénérables, symboles de puissance et de vitesse, imposant respect et dignité à un statut de compétiteurs féroces, donc nuisibles à nos activités, voire pour certaines espèces, dangereux pour notre sécurité ! Ainsi, les buses, busards, milans, faucons, aigles, vautours et autres becs crochus ont vu leurs effectifs littéralement chuter ! Un comble pour ces seigneurs des ascendances !
"L'aigle a beau avoir des serres, il ne saurait capturer une mouche." Proverbe Chinois
Ne connaissant ni leur régime alimentaire, ni leur contribution dans l'équilibre des écosystèmes, les Hommes les ont chassé ou piégé, pour certains jusqu'au dernier, ont détruit et pillé leur nid et leur aire de reproduction, ont empoisonné leurs menus et ont fini par complètement modifier leurs paysages augmentant en plus les risques d’électrocution et de collision... jusqu'à ce qu'ils prennent conscience (depuis pas si longtemps que cela...) de leur fragilité, de leurs rôles et de la situation dommageable dans laquelle ils seraient si ils ne voyaient plus le vol maîtrisé et majestueux des rapaces tourner au dessus de leur tête. De là, leur protection en Europe fût établie mais encore difficilement acceptée dans certains reliefs. Certaines espèces jouissent malheureusement toujours d'un zèle d'acharnement lié à leur réputation tenace et bien souvent infondée.
Pour quelques volailles domestiquées prélevées dans des enclos passoires, combien de rongeurs et d'insectes ravageurs prédatés au fil des jours, des saisons, combien de charognes nettoyées, évitant de fait les contaminations aux espèces sauvages et aux troupeaux...
"Quand le vautour meurt, la poule ne pleure pas." Proverbe Allemand
En Val d'Allier, nombreuses sont les occasions d'observer un de ces spécimens en vol en train de chasser les micro mammifères, les insectes, les chauve-souris ou les petits oiseaux du bocage.
...Leur présence serait-elle pour nous un gage d'une bonne qualité de vie ?
La Buse variable porte si bien son nom !
Le Faucon hobereau est un habitué des chasses aux hirondelles (où il finit d'ailleurs par être chassé lui même par ses dernières !) mais apprécie également les insectes et les chauve-souris qu'il peut capturer à l'aube et au crépuscule.
Le Faucon crécerelle est facilement identifiable lorsqu'il fait son vol en sur place pendant plusieurs seconde à l'affût d'insectes ou de rongeurs.
Souvent confondue avec la buse, la Bondrée apivore est une spécialiste des hyménoptères. Elle déniche et se nourrit des larves cloisonnées dans les nids de guêpes, d'abeilles ou et de frelons qu'elle peut parfois déterrer.
Ce couple en parade de Busard cendré est adepte des parcelles agricoles en milieu ouvert. Il niche au sol dans les cultures, ce qui provoque sa disparition puisque victime des traitements chimiques et des machines agricoles. Certains agriculteurs conscients de la richesse que représente leur présence, mettent en place avec des ornithologues un périmètre de non-fauche autour du nid, assurant ainsi la reproduction de l'espèce.
Les rapaces diurnes sont passés en quelques décennies d'animaux vénérables, symboles de puissance et de vitesse, imposant respect et dignité à un statut de compétiteurs féroces, donc nuisibles à nos activités, voire pour certaines espèces, dangereux pour notre sécurité ! Ainsi, les buses, busards, milans, faucons, aigles, vautours et autres becs crochus ont vu leurs effectifs littéralement chuter ! Un comble pour ces seigneurs des ascendances !
"L'aigle a beau avoir des serres, il ne saurait capturer une mouche." Proverbe Chinois
Ne connaissant ni leur régime alimentaire, ni leur contribution dans l'équilibre des écosystèmes, les Hommes les ont chassé ou piégé, pour certains jusqu'au dernier, ont détruit et pillé leur nid et leur aire de reproduction, ont empoisonné leurs menus et ont fini par complètement modifier leurs paysages augmentant en plus les risques d’électrocution et de collision... jusqu'à ce qu'ils prennent conscience (depuis pas si longtemps que cela...) de leur fragilité, de leurs rôles et de la situation dommageable dans laquelle ils seraient si ils ne voyaient plus le vol maîtrisé et majestueux des rapaces tourner au dessus de leur tête. De là, leur protection en Europe fût établie mais encore difficilement acceptée dans certains reliefs. Certaines espèces jouissent malheureusement toujours d'un zèle d'acharnement lié à leur réputation tenace et bien souvent infondée.
Pour quelques volailles domestiquées prélevées dans des enclos passoires, combien de rongeurs et d'insectes ravageurs prédatés au fil des jours, des saisons, combien de charognes nettoyées, évitant de fait les contaminations aux espèces sauvages et aux troupeaux...
"Quand le vautour meurt, la poule ne pleure pas." Proverbe Allemand
En Val d'Allier, nombreuses sont les occasions d'observer un de ces spécimens en vol en train de chasser les micro mammifères, les insectes, les chauve-souris ou les petits oiseaux du bocage.
...Leur présence serait-elle pour nous un gage d'une bonne qualité de vie ?
La Buse variable porte si bien son nom !
Milan noir, fidèle des plans d'eau, charognard de poissons
Le Faucon crécerelle est facilement identifiable lorsqu'il fait son vol en sur place pendant plusieurs seconde à l'affût d'insectes ou de rongeurs.
Souvent confondue avec la buse, la Bondrée apivore est une spécialiste des hyménoptères. Elle déniche et se nourrit des larves cloisonnées dans les nids de guêpes, d'abeilles ou et de frelons qu'elle peut parfois déterrer.
Ce couple en parade de Busard cendré est adepte des parcelles agricoles en milieu ouvert. Il niche au sol dans les cultures, ce qui provoque sa disparition puisque victime des traitements chimiques et des machines agricoles. Certains agriculteurs conscients de la richesse que représente leur présence, mettent en place avec des ornithologues un périmètre de non-fauche autour du nid, assurant ainsi la reproduction de l'espèce.
jeudi 7 mars 2013
Renard y es-tu ?
Il me manquait depuis un petit moment un prétexte pour aborder le cas du renard dans nos contrées. C'est au détour d'une bouchure du Val d'Allier qu'il me donne aujourd’hui l'occasion d'en parler. Malgré sa tête maintenant mise à prix depuis plusieurs décennies, l'animal s'adapte et survit dans certains endroits notamment par l'abondance des poubelles remplies de nourriture. Pointerait-il par cette adaptation (stratégie d'opportuniste que l'on ne saurait lui reprocher !), l'aberrance de notre consommation et de notre gaspillage consumériste collectif ?
Par ailleurs, là où la campagne offre encore une diversité de nourriture, le renard remplit sa fonction de prédateur : réguler les populations de micro mammifères (rongeurs) et d'insectes, disséminer les graines qui s'accrochent à son pelage ou que l'on retrouve dans ses excréments, nettoyer les charognes (limitant la propagation des maladies dans les cours d'eau par exemple) et mettre une fin à la vie des animaux blessés (oiseaux...) ou malades et faibles (lapins...).
Profitant au fil des saisons des ressources disponibles sur son territoire, petits mammifères, oiseaux, fruits, baies, insectes et invertébrés divers... lui permettent de varier ses menus et de gèrer seul sa population : une pression importante de renards fait baisser le nombre de proies (des rongeurs par exemple). Les années suivantes la population de renards diminue aussi, jusqu'à ce que la population de proies reprenne de l'ampleur. Ces deux fluctuations parallèles sont décalées d'une, deux, trois années... en fonction des territoires et de la dynamique des populations. Ici, l'Homme n'a pas l'obligation d'intervenir dans la régulation de l'espèce.
Il lui arrive que sa filouterie lui permette l'extrême audace de venir nous chiper quelques poules (parfois toutes ! Ce fût le cas pour moi !) et autres volailles domestiques dans des poulaillers accessibles. Mais là encore, il est plus facile d'accuser le renard que de remettre en cause son enclos. Tant que les poules ne sont pas totalement à l'abri, c'est à dire, protégées dessus, sur les côtés et même presque dessous, il restera la possibilité aux prédateurs de venir se servir. Si vous faites sécher votre linge et qu'une averse le trempe, il ne faut pas à en vouloir à la pluie mais à sa propre responsabilité ! C'est pareil pour les poules, les installer dehors sans protection fiable, et elles rentreront "naturellement" dans les chaines alimentaires du vivant.
Je reconnais qu'il y a des cas où des individus plus voraces que d'autres (ou plus malins), stratégie du moindre effort oblige, s'acharnent sur un élevage par habitude ou facilité. Le piégeage (ou au pire le tire) peut dans ce cas être envisagé, mais de là a généraliser la pratique sur tout le territoire !? Le renard ne mérite pas son coup de fusil systématique !
Hormis l'observation furtive de sujets terrorisés dans les phares de la voiture , il n'est pas facile de partager quelques moments intimes et sereins avec une bête rusée et farouche comme le goupil. Croisez le au détour d'une haie... et hop, le voilà parti, coulant en deux secondes dans un roncier impénétrable...
On peut toutefois le surprendre à proximité du terrier, lorsqu'il daigne y pointer le museau pour prendre un bain de soleil. Mais là encore, il fait preuve de beaucoup de prudence en s'assurant de nombreux accès disséminés jusqu'à parfois une trentaine de mètres des principales bouches. Quelques "gueules" donnent sur la prairie, d'autres dans le roncier et d'autres encore en forêt, les possibilités d'entrées et sorties sont grandes et difficilement prévisibles. Parfois le terrier se partage les locataires : renards, blaireaux et lapins de garenne peuvent cohabiter durant des périodes. Ils leur arrivent aussi de changer de villages de temps à autre.
Pour finir, je ne développerai pas ici le "sport" débile de certains "connaisseurs et gestionnaires" de milieux qui se plaisent à jouer les déterreurs "utiles" à grands coups de bêche dans des villages de blaireaux et de renards ! Il n'y a encore pas si longtemps, ces barbares utilisaient du gaz toxique ! Et le comble, c'est qu'il existe aujourd'hui des championnats en France et en Europe ! La vénerie sous terre est une aberration cynégétique qu'il serait temps de voir cesser dans les campagnes !
Le décor de la scène...
Pendant que le chat dort, les souris dansent...
Les Colocs
ou Repas à domicile (selon les points de vue)
Portrait de l'un d'eux
Miam miam !
Songeur...
Peut-être la taille du ragondin qui passe au fond...
Serein...
Au milieu de "ses" taupinières...
Assoupi...
Et derrière on en profite...
Résigné...
Pas de ces proies pour l'instant...
En alerte...
Je crois que c'est plutôt derrière toi que ça se passe...
un souvenir du prédateur...
Il a mangé du steak haché ?.... Mais non, c'est l'enveloppe des baies qu'il a consommé (cynorhodons, cenelles...)
Par ailleurs, là où la campagne offre encore une diversité de nourriture, le renard remplit sa fonction de prédateur : réguler les populations de micro mammifères (rongeurs) et d'insectes, disséminer les graines qui s'accrochent à son pelage ou que l'on retrouve dans ses excréments, nettoyer les charognes (limitant la propagation des maladies dans les cours d'eau par exemple) et mettre une fin à la vie des animaux blessés (oiseaux...) ou malades et faibles (lapins...).
Profitant au fil des saisons des ressources disponibles sur son territoire, petits mammifères, oiseaux, fruits, baies, insectes et invertébrés divers... lui permettent de varier ses menus et de gèrer seul sa population : une pression importante de renards fait baisser le nombre de proies (des rongeurs par exemple). Les années suivantes la population de renards diminue aussi, jusqu'à ce que la population de proies reprenne de l'ampleur. Ces deux fluctuations parallèles sont décalées d'une, deux, trois années... en fonction des territoires et de la dynamique des populations. Ici, l'Homme n'a pas l'obligation d'intervenir dans la régulation de l'espèce.
Il lui arrive que sa filouterie lui permette l'extrême audace de venir nous chiper quelques poules (parfois toutes ! Ce fût le cas pour moi !) et autres volailles domestiques dans des poulaillers accessibles. Mais là encore, il est plus facile d'accuser le renard que de remettre en cause son enclos. Tant que les poules ne sont pas totalement à l'abri, c'est à dire, protégées dessus, sur les côtés et même presque dessous, il restera la possibilité aux prédateurs de venir se servir. Si vous faites sécher votre linge et qu'une averse le trempe, il ne faut pas à en vouloir à la pluie mais à sa propre responsabilité ! C'est pareil pour les poules, les installer dehors sans protection fiable, et elles rentreront "naturellement" dans les chaines alimentaires du vivant.
Je reconnais qu'il y a des cas où des individus plus voraces que d'autres (ou plus malins), stratégie du moindre effort oblige, s'acharnent sur un élevage par habitude ou facilité. Le piégeage (ou au pire le tire) peut dans ce cas être envisagé, mais de là a généraliser la pratique sur tout le territoire !? Le renard ne mérite pas son coup de fusil systématique !
Hormis l'observation furtive de sujets terrorisés dans les phares de la voiture , il n'est pas facile de partager quelques moments intimes et sereins avec une bête rusée et farouche comme le goupil. Croisez le au détour d'une haie... et hop, le voilà parti, coulant en deux secondes dans un roncier impénétrable...
On peut toutefois le surprendre à proximité du terrier, lorsqu'il daigne y pointer le museau pour prendre un bain de soleil. Mais là encore, il fait preuve de beaucoup de prudence en s'assurant de nombreux accès disséminés jusqu'à parfois une trentaine de mètres des principales bouches. Quelques "gueules" donnent sur la prairie, d'autres dans le roncier et d'autres encore en forêt, les possibilités d'entrées et sorties sont grandes et difficilement prévisibles. Parfois le terrier se partage les locataires : renards, blaireaux et lapins de garenne peuvent cohabiter durant des périodes. Ils leur arrivent aussi de changer de villages de temps à autre.
Pour finir, je ne développerai pas ici le "sport" débile de certains "connaisseurs et gestionnaires" de milieux qui se plaisent à jouer les déterreurs "utiles" à grands coups de bêche dans des villages de blaireaux et de renards ! Il n'y a encore pas si longtemps, ces barbares utilisaient du gaz toxique ! Et le comble, c'est qu'il existe aujourd'hui des championnats en France et en Europe ! La vénerie sous terre est une aberration cynégétique qu'il serait temps de voir cesser dans les campagnes !
Le décor de la scène...
Pendant que le chat dort, les souris dansent...
Retour au bercail !
Nuit blanche...
ou Repas à domicile (selon les points de vue)
Portrait de l'un d'eux
Miam miam !
Songeur...
Peut-être la taille du ragondin qui passe au fond...
Serein...
Au milieu de "ses" taupinières...
Assoupi...
Et derrière on en profite...
Résigné...
Pas de ces proies pour l'instant...
En alerte...
Je crois que c'est plutôt derrière toi que ça se passe...
un souvenir du prédateur...
Il a mangé du steak haché ?.... Mais non, c'est l'enveloppe des baies qu'il a consommé (cynorhodons, cenelles...)
mercredi 27 février 2013
Cerfs moi quelques flocons !
Il est si occasionnel de marcher en forêt de plaine sur un tapis de neige, qu'il en aurait été regrettable de ne pas saisir l'instant précieux. Le temps est compté, déjà probablement la fonte s’amorce...
C'est l'appel de la futaie blanche. Lumière éphémère pour quelques clichés souvenirs. Ambiance nordique sous chêne sessile.
Quel plaisir de sentir sous ses pas le craquement étouffé des branches sous la neige, quelle sensation de remonter la trace des animaux aujourd'hui moins fantômes en sous bois et quelle émotion de pouvoir finir par observer un duo de chevreuils, une harde de cerfs, une compagnie de sangliers au milieu de ce grand froid !
Dix minutes de marche en mode "approche", tout de blanc vêtu, auront suffit à faire remonter en moi, les instincts consciemment enfouis du prédateur bestial attaché à sa quête : saisir une proie pour rassasier son estomac numérique.
Le palpitant est lancé, la marche est précise, les gestes sont lents, la forme fusiforme épouse tantôt les troncs de la verticale, tantôt les branches à plat ventre au sol. Disparaître et avancer jusqu'au moment où...
...un couple de chevreuils semble avoir repéré le subterfuge !
...puis c'est au tour des trois bêtes noires !
L'apprenti grand prédateur que je suis va devoir être plus discret encore s'il veut se mettre un protagoniste dans la carte mémoire.
Comment s'y prendrai un lynx ?
Etre plus invisible et silencieux encore... repérer d'assez loin... être à bon vent ... Avancer à pas de velours... et compenser son odorat par de l'instinct primaire ?
C'est l'appel de la futaie blanche. Lumière éphémère pour quelques clichés souvenirs. Ambiance nordique sous chêne sessile.
Quel plaisir de sentir sous ses pas le craquement étouffé des branches sous la neige, quelle sensation de remonter la trace des animaux aujourd'hui moins fantômes en sous bois et quelle émotion de pouvoir finir par observer un duo de chevreuils, une harde de cerfs, une compagnie de sangliers au milieu de ce grand froid !
Dix minutes de marche en mode "approche", tout de blanc vêtu, auront suffit à faire remonter en moi, les instincts consciemment enfouis du prédateur bestial attaché à sa quête : saisir une proie pour rassasier son estomac numérique.
Le palpitant est lancé, la marche est précise, les gestes sont lents, la forme fusiforme épouse tantôt les troncs de la verticale, tantôt les branches à plat ventre au sol. Disparaître et avancer jusqu'au moment où...
...un couple de chevreuils semble avoir repéré le subterfuge !
...puis c'est au tour des trois bêtes noires !
L'apprenti grand prédateur que je suis va devoir être plus discret encore s'il veut se mettre un protagoniste dans la carte mémoire.
Comment s'y prendrai un lynx ?
Etre plus invisible et silencieux encore... repérer d'assez loin... être à bon vent ... Avancer à pas de velours... et compenser son odorat par de l'instinct primaire ?
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