Insectes & Cie


La rubrique selon certains des « sales bêtes »...

"alors qu’elles ne sont ni sales, ni bêtes !"

Cette page entomologique est destinée à mettre en valeur toutes les petites bêtes… celles qui courent, celles qui rampent, celles qui glissent, celles qui nagent, celles qui volent, celles qui sautent, celles qui chatouillent, celles qui piquent, celles qui mordent, celles qui creusent, celles qui butinent, celles qui disséminent, celles qui bâtissent, celles qui se camouflent,  celles qui sont jolies, celles qui sont moches, celles qui font peur, celles qui sont « utiles » comme celles qui ne servent « à rien », celles qui fascinent et celles que l’on domestique, celles qui s’invitent dans nos maisons, celles qui sortent la nuit, celles qu’on appelle « nuisibles », celles que l’on chasse, celles que l’on empoisonne, celles qu’on éradique !... Mais aussi celles que l’on étudie, celles qui sont pleines d’avenir, celles que l’on admire, celles que l’on protège, celles qui nous inspirent et celles qui nous font rêver...
Vous l’aurez compris, cette page pose une loupe sur le monde fascinant, coloré et diversifié des invertébrés.
Les sujets sont tous photographiés dans leur milieu et ne sont en aucun cas déplacés.




LES INSECTES (bêtes à trois parties (tête-thorax-abdomen) et six pattes)


Les Coléoptères (bêtes à cuirasse)


Cette Chrysomèle des zones humides, comme tous les coléoptères suivants peuvent être perçus comme de véritables ornements floraux.

Les coléoptères se distinguent par ces fameuses ailes rigides et souvent colorées que l'on nomme  élytres. Ce spécimen (Malachius bipustulatus) associe un vert et un rouge métallique de toute beauté.

L'Hoplie bleu (Hoplia caerulea) est un des plus bel insecte que l'on rencontre au bord de l'Allier. Son ongle unique au bout des pattes et son turquoise métallisé lui confère l'aspect d'une ravissante perle d'herbe.

Ce sombre longicorne (Lamia textor) se rencontre sur les saules et les peupliers dans lesquels il pond ses oeufs. Ses grosses mandibules plongées dans le bois sont la peur des propriétaires de peupleraies. Il vient surtout gérer une concentration mono-spécifique d'arbres, "anormale" en zone humide.

Ce Nécrophore est le fossoyeur de petits cadavres (souris, oiseaux...) dans lesquels la femelle pond puis enterre, contribuant ainsi au cycle de la matière.

Chez cette espèce (Oedemera nobilis), le mâle possède d'énormes cuisses aux pattes postérieures alors que la femelle les a plus fines.

Le Rhynchite du prunellier (Rhynchite auratus) est une autre petite perle des haies.

Ce charançon des vergers (Rhynchite bacchus) se développe dans les fruits tombés au sol (pommes, poires...).

Chez les insectes, une goutte d'eau suffit à faire un casque...

Le Téléphore livide (Cantharida livida) est un insecte prédateur que l'on rencontre fréquemment dans les zones d'herbes ensoleillées.


Le Copris lunaire (Copris lunaris) creuse des galeries sous les bouses pour y déposer ses oeufs.

La Cétoine dorée (Cetonia aurata), qui, sous forme de larve ressemble à un gros vers blanc, participe à la décomposition des bois pourris. Adulte, elle se nourrit de pollen.

Accouplement torride de Crache-sang (Timarcha tenebricosa). Nommé ainsi car il émet une goutte de liquide rouge (l'hémolymphe) lorsqu'il est inquiété, ce qui a pour effet d'éloigner les prédateurs.

Les Taupins ont cette particularité de pouvoir se retourner d'un petit coup sec d'élytres lorsqu'ils sont sur le dos. Certaines espèces font parfois des ravages dans les cultures, on ne fait alors pas de détails, tout le monde "profite" de l'insecticide... le sol, les plantes, les insectes et ceux qui les mangent.

Alors que les larves, phytophages ou carnivores vivent dans le sol ou le bois pourri, ce taupin adulte (Cidnopus pilositus) semble apprécier le pollen.

Le Carabe doré (Carabus auratus) est un précieux auxiliaire des cultures puisqu'il se nourrit essentiellement de limaces et d'escargots.

Les charançons ne possèdent pas d'ailes membraneuses pour voler, au moindre danger, ils se laissent tomber dans le jungle épaisse d'herbes .

Les charançons sont reconnaissables à leur trompe proéminente appelée rostre. Orné d'antennes, ce "nez" est en fait un appareil buccal très efficace pour percer, se nourrir et percevoir.

Le Clairon (Trichodes alvearius) participe également à la pollinisation des fleurs en se goinfrant ici du pollen de pissenlit.

La Coccinelle à 7 points (Cocinella 7-punctata), comme toutes ses soeurs, possède tout la signalisation pour avertir ses prédateurs du mauvais goût : tâches noires sur fond rouge, tâches blanches sur fond noir... pas très appétissant.


Ce Longicorne (Plagionotus arcuatus) semble chercher dans un tas de planches, le chêne ou le hêtre nécessaire à son cycle de vie... qui sent la fin.

Le Clyte poilu (Chlorophorus pilosus) vit sous les écorces des saules, chênes et châtaigniers durant deux ans avant de se vêtir d'un beau velours jaune ou verdâtre.

Cet accouplement de Trichie funestre (Oxythyrea funesta) pourrait affoler les bourgeons de vignes et d'arbres fruitiers mais il va surtout offrir au sol des larves mangeuses de diverses racines.

L'accouplement du Doriphore (Leptinotarsa decemlineata) sur nos feuilles de pomme de terre est un cadeau Nord américain qui s’accommode très bien des sols retournés, sans vie, dans lequel il n'y a pas de prédateurs. C'est un des insectes qui s'est, au cour des années, le plus adapté aux produits chimiques des cultures.

Ce Longicorne (Corymbia rubra) apprécie les bois pourri de conifères pour y pondre.

Les larves de coccinelles sont reconnues pour leur voracité en pucerons. Ces auxiliaires des cultures ne résistent pourtant pas aux traitements chimiques... alors que les pucerons...

L' adulte est également adepte des pucerons mais "ils" (je ne citerai personne !) ont décidé un jour qu'il n'y en avait pas assez, alors...

"Ils" ont décidé d'importer une espèce asiatique (Harmonia axyridis) pour faire de la lutte biologique, sans bien-sûr penser qu'elle deviendrait une espèce invasive nuisible pour les coccinelles autochtones.

Espèce indéterminée


Les Lépidoptères (jolis billets doux aux ailes écaillées)

Lorsque les Pyrales pourprés (Pyrausta purpuralis) s'accouplent, des chenilles naîtront quelque part sur une menthe ou une autre Labiées.

La Grande queue fourchue (Cerura vinula) est assez persuasive : dérangée, elle dresse la tête (les taches noires ne sont pas ses yeux !) et agite comme des fouets ses pattes arrières modifiées en longs filaments.

Azuré sur Centaurée

Avant que le Gazé (Aporia crataegi) butine le nectar de Vipérine, sa chenille profite souvent du feuillage des aubépines.

L'écaille chinée (Euplagia quadripunctaria) se développe sur plusieurs plantes-hôtes comme l'Ortie dioique, la sauge des près, le framboisier ou le noisetier.

Contrairement à beaucoup d'autres, le Demi-deuil (Melanargia galathea) n'attend pas une partenaire depuis un perchoir mais la recherche activement en vol. Celui-ci nait au printemps dans un bouquet de graminées à de longues heures de vol à en croire le lessivage de ses écailles.

La Boarmie du chêne (Hypomecis roboraria) est, comme beaucoup de Phalènes, une experte du camouflage, en se plaquant contre les troncs ou comme ici, sur des gîtes à insectes.

Avant d'aller butiner dans les prairies fleuries, le Mélitée du Plantain (Melitaea cinxia) se développe sur les véroniques, les centaurées et les plantains.

L'Hyponomeute du pommier (Hyponomeuta malinella) est petit papillon de nuit de la famille des teignes. Les chenilles tissent des toiles de soie qui constituent leur nid, ce qui empêche la fructification, et dans lequel elles semblent à l'abri des prédateurs.

Le Paon de jour (Inachis io) est l'un des plus communs. Ses quatre gros yeux (ocelles) sur fond de rouge vineux peuvent effrayer les prédateurs. Sa chenille est fréquente sur l'ortie.

La Mégère (Lasiommata megera) apprécie les bains de soleil sur les chemins de terre des zones buissonnantes.

La chenille du Machaon (Papilio machaon) se développe sur les fanes de la Carotte sauvage.

Qui sait où cela mène...

Le Cuivré des marais (Lycaena dispar) fait partie de ces espèces menacées qui disparaissent des zones humides toujours plus en régression.

La Livrée des arbres (Malacosoma neustria) est, malgré sa chenille colorée, une ravageuse des fruitiers et d'arbres forestiers dans lesquels elle élabore une tente de soie destinée à une défoliation en toute tranquilité.

Le Cuivré commun (Lycaena phlaeas) est fréquent dans les lieux herbeux où poussent les oseilles.

Le Tircis (Pararge aegeria) est un habitué des sentiers forestiers ensoleillés.

Portrait de la Lithosie quadrille (Lithosia quadra) que l'on trouve parfois en grand nombre sous les lampadaires.

La zérène du groseillier (Abraxas grossulariata) pond également sur d'autres arbustes comme le prunellier.

Le Sphinx tête-de-mort (Acherontia atropos) ne se contente pas d'avoir fait l'affiche d'un film américain, il s'invite aussi dans les ruches pour se nourrir de miel sans craindre la piqûre des abeilles.

Au jardin, on trouve parfois sa chenille dans les pommes de terre ou la belladone.

La cape de velours de l’Écaille du séneçon (Tyria jacobaeae) se rencontre sur les sols sableux où pousse le séneçon de Jacobée.

Sa chenille est reconnaissable à sa robe rayée de noir et d'orange.

 Le Grand paon de nuit (Saturnia pyri) est avec ses 20 cm le plus grand papillon d'Europe.

 Phalène sp.

 La Maure (Mormo maura), une habituée des parcs et jardins.

 La Conigère (Aletia conigera) parcoure haies et orées forestières à la recherche de sa graminée préférée : le Dactyle pelotonné.

Le Procris (Coenonympha pamphilus) est un papillon commun des graminées.

 Malgré son nom, le Petit sphinx de la vigne (Deilephila porcellus) préfère butiner les chèvrefeuilles et se développer sur les gaillets.

 La Feuille-morte du chêne (Gastropacha quercifolia) se camoufle durant l'hiver sur les rameaux de feuillus.
 L'Agate (Habrosyne pyritoides) est une espèce parmi bien d'autres à se développer sur les ronces.

Noctuelle sp.

Les six pattes de la chenille... et ses dix ventouses !

 Combien de pattes à celles là ? Ben...six toujours

Et celle là ? Encore six ! ...comme toutes les autres !

Leurs longs poils soyeux indique clairement du danger qui menace le prédateur : mauvais goût, piqûres, allergies...

La Petite épine (Cilix glaucata) que l'on trouve dans les haies et les jardins se développe surtout sur l'aubépine et le prunellier.

La Batis (Thyatira batis) est une parmi d'autres à avoir la ronce comme plante-hôte.

Après s'être développé sur les saules ou les peupliers, le Sphinx du peuplier (Laothoe populi) adulte perd l'appétit et cesse complètement de se nourrir, ce qui explique peut-être son vol nocturne assez lent.


Les Odonates (bêtes à mâchoires dentées)


Le Calopterix éclatant (Calopterix splendens) est une demoiselle très commune des rivières à court lent.

Le vol d'une Libellule déprimée (Libellula depressa) est encore une voie de recherche et d'expérimentation pour nos spécialistes de l'aéronautique. Ils étudient la complexité et le rôle des nervures et des cellules alaires qui rendent les ailes souples, rigides et légères à la fois.

Cette femelle de Naïade aux yeux rouges (Erythroma najas) plante délicatement ses oeufs au sein du Myriophylle aquatique qui cachera provisoirement sa ponte.

L'Othetrum brun (Orthetrum brunneum) est une espèce colonisatrice des ruisseaux recreusés.

Le Gomphe serpentin (Ophiogomphus ceciliae) est une des espèces emblématiques et protégées du Val d'Allier.

L'Aeshne bleue (Aeshna cyanea) est une colonisatrice qui s'éloigne facilement des plans d'eau. Ses quatre ailes sont totalement indépendantes, ce qui lui assure une parfaite maîtrise de l'espace aérien.


Les Hémiptères (bêtes qui n’ont que la moitié des ailes)


Comme les oiseaux qui nettoient leurs plumes, les mammifères leurs poils, les insectes comme cette punaise (Coreus marginatus) nettoient et soignent toutes les parties de leur corps : antennes, pattes et  ailes lorsqu'ils en ont.


Les punaises sont toutes munies d'un rostre, une sorte de paille, qui, selon les espèces, sera longue pour sucer la sève des végétaux, ou courte pour percer la carapace de leur proie.


La Punaise rouge du chou (Eurydema ornatum) est une piqueuse de graminées et de crucifères.

La Punaise arlequin (Graphosoma italicum) et son message d'alerte rayé.

Vieille punaise ? Punaise camo ? Punaise à la chaux ?


Les Hyménoptères (bêtes qui possèdent une arme)


Accouplement d'Abeille charpentière (Xylocopa violacea), nommée ainsi car elle pond dans des galeries creusées dans le bois mort par d'autres espèces.

Cette abeille solitaire, comme toutes les autres espèces, joue un rôle primordial dans la pollinisation des plantes sauvages.

Difficile pour l'abeille à miel (Apis mellifera) de trouver beaucoup de pollen dans toutes les fleurs... certaines sont plus généreuses que d'autres, et rien ne vaut des fleurs sauvages...

Varappe floral d'une abeille sur une fleur de Bourrache pour lui en extraire le précieux nectar.

L'Aster à l'abeille !

Sac à pollen et casque de bourrache.

La longue langue des abeilles est l'outil idéal pour visiter précisément chaque réservoir de nectar.

Les Bourdons sont également des protagonistes essentiels de la pollinisation. Ils vivent généralement dans des colonies souterraines (souvent d'anciens nids de campagnols) et sont inoffensifs jusqu'à dérangement.

La Chryside dorée (Chrysis ignita) est une petite guêpe qui parasite les nids d'abeilles et de guêpes solitaires. En effet, cette guêpe coucou pond dans des larves victimes afin de nourrir la sienne.

Même les minuscules fleurs de Bryone ont leur pollinisateur : une petite guêpe solitaire.

Cette guêpe maçonne (Sceliphron spirifex) vient de refermer son nid de mortier, garni d'araignées destinées à sa vorace progéniture.

D'autres espèces de guêpes maçonnes réalisent de petites jarres dans lesquelles elles disposent une chenille paralysée et parasitée par un oeuf.

Contrairement à d'autres espèces, ce Sphégien (Podalonia hirsuta) attrape sa proie avant de faire son nid dans des sols sableux.

L'accouplement d'Osmies rousses (Osmia rufa) est une très bonne choses pour la pollinisation des fruitiers et des cultures dans lesquelles elles disparaissent peu à peu...

Il existe de très nombreuses espèces d'Ichneumons, beaucoup vivent en foret, dans les haies et les végétations denses. Ils volettent ça et là en faisant vibrer leurs antennes à la recherche d'une chenille ou d'une larve hôte décelable à son odeur.

Malgré sa mauvaise réputation, le Frelon (Vespa crabo) reste inoffensif loin de son nid.

 Les fleurs de cosmos sont un bon compromis entre l'utile et l'agréable, elles nourrissent une belle diversité d'insectes dont les colletes et l'abeille à miel (à droite).

Cette abeille-coucou (Coelioxys inermis ?) fait partie d'un genre où toutes les espèces ont un abdomen pointu, ce qui rend difficile la détermination précise, chose valable pour beaucoup d'autres insectes.


Les Diptères (bêtes à deux ailes, peu appréciées)


En pondant dans les viandes (cadavres, charognes, assiettes posées sur une table...), la Mouche bleue (Callifora vomitoria) est une reine spécialisée de la décomposition organique. Il en faut aussi !

Les moustiques représentent une nourriture abondante pour tous les insectivores dont la survie en dépend (libellules, oiseaux, chauve-souris...)

Cet accouplement de Tipules permettra peut-être la ponte aquatique ou terrestre (selon les espèces) de larves détritiphages assurant également un travail de décomposition.

Certaines espèces de Syrphes sont dites bio-indicatrices et révèlent des critères importants sur la qualité des milieux qu'elles fréquentent.

En fin d'été, les Asters offrent leur pollen à de nombreuses espèces de diptères qui serviront à leur tour à nourrir beaucoup d'oiseaux insectivores avant l'hiver.

Petite obélisque rayée sur distributeur de pollen.

Encore une espèce qui a compris que de posséder la robe d'une guêpe est toujours dissuasif.

Le pissenlit : paradis du pollen abondant !

L'Hélophile suspendu (Helophilus pendulus) passe d'un milieu larvaire boueux à un milieu aérien riche d'odeurs et de couleurs.

Comme elle fait partie des premiers insectes à visiter les corps en décomposition, la Mouche verte (Lucilia caesar) est une précieuse indicatrice en entomologie médico-légale.

Au coeur du coquelicot, des moucherons s'activent à la pollinisation. Ce n'est pas à la taille de la bête que l'on peut voir son importance !

Cette jolie mouche aux ailes sombres (Anthrax anthrax) est couverte de pollen... est-ce celui des abeilles solitaires qu'elle parasite ou le résultat des visites de fleurs ?

Cette mouche à fourrure (Bombylus major) munie d'une paille à nectar rigide est douée pour dénicher les nids souterrains d'abeilles et de guêpes solitaires qu'elle parasite sans scrupule pour y pondre ses oeufs.
Même si elle est inoffensive, en vol stationnaire, son bourdonnement aiguë effraie les plus peureux d'entre nous.

La Volucelle zonée (Volucella zonaria) pourrait ressembler vaguement à un frelon et ce n'est probablement pas un hasard... Les larves de ce gros syrphe parasitent les nids d'abeilles et de guêpes.

Les Orthoptères (bêtes qui chantent en frottant une partie de leur corps)

Ce mâle de Grillon champêtre (Gryllus campestris) vit isolé dans son terrier à l'entrée duquel il peut striduler jour et nuit pour attirer une femelle ou marquer son territoire.

Non content d'avoir un camouflage performant, l'Oedipode bleu (Sphingonotus caerulans) distrait le regard du prédateur lorsqu'il s'envole, en laissant percevoir des ailes bleues de papillon (ou rouges chez certaines espèces), avant de les rabattre et de redevenir invisible à nouveau.

Les mousses : un lieu de ponte pour criquets.


Les autres : (bêtes que l'on classe dans beaucoup d'autres familles encore)

Le poisson d'argent (Lepisma saccharina) est un Thysanoure dont la couleur et les ondulations de ses écailles rappellent l'animal à nageoires. On le rencontre dans les maisons et les nichoirs humides où il se nourrit d'amidon et de sucres.

Mante religieuse (Mantis religiosa), des sables.

Mante religieuse (Mantis religiosa), des herbes.
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LES ARAIGNÉES (bêtes à huit pattes)

Malgré les idées reçues et les peurs véhiculées par des décibels émotifs faciles, devant des sujets familiers ou dénichés dans leur milieu, les araignées sont d'une grande importance écologique :
Toutes prédatrices, elles jouent un rôle primordial dans la régulation des populations d'insectes (mouches, moustiques, criquets..., larves en tout genre).
Les araignées sont au menu de nombreux oiseaux, chauve-souris et autres petits mammifères... leur assurant une nourriture abondante avec de nombreuses espèces dans tous les milieux.
Elles sont très sérieusement étudiées dans beaucoup de domaines : la construction, pour leurs architectures et les propriétés de leurs câbles, la pharmacopée, pour leurs venins et leurs antibiotiques naturels, la science, pour leurs cycles de vie, leurs capacités d'adaptation et de résistance...
Et elles servent, pour finir, à rappeler aux Hommes qu'elles étaient sur cette planète avant eux et que quoi qu'ils en fasse (et ils nous en donnent un bel aperçu !..), elles seront toujours là après eux...

Cette araignée des sables semble avoir mise une stratégie finement aboutie pour capturer ses proies...

Cette araignée velouté camo est à l'affût des abeilles qui rentrent et sortent des gîtes.


L'Argiope frelon (Argiope bruennichi) est une des rares à ajouter un stabilimentum (zig-zag blanc) qu'elle combine avec son corps strié afin de disparaître de la vue de ses proies. Côté face.

Côté pile, sur fond d'asters.

Sous les pierres et bois mort des endroits chauds se cache cette araignée nocturne (Dysdera crocata), qui, équipée de grosses chélicères, chasse cloportes et fourmis de nos jardins.

L'Araignée sillon (Larinoides cornutus) est une habitante des zones humides qui se cache la journée dans sa retraite de soie avant de refaire chaque soir sa toile de chasse.

Cette Araignée crabe (Misumena vatia) se rencontre blanche ou jaune selon les fleurs qu'elle fréquente. Son camouflage s'accorde parfaitement à l'ombellifère nourrissante.

Faute de pouvoir ici imiter parfaitement la couleur de sa fleur hôte, l'Araignée crabe (Misumena vatia) adopte une nuance de jaune qui lui permet tout de même de jouer son rôle de prédateur.

Le Thomise globuleux ou Araignée Napoléon (Synaema globosum) est nommée ainsi en raison de sa tache noir rappelant le chapeau du monsieur.

Sous une herbe, dans le brouillard, se cache un redoutable prédateur...

L’Épeire diadème (Araneus diadematus) porte sa croix le long des pierres du jardin.


La détermination d'araignées n'est pas chose facile, et de nombreuses espèces peuvent encore être découvertes...

LES CRUSTACÉS


Le Cloporte et son casque en reste de mue.



LES MILLE-PATTES (bêtes ayant plus de quatorze pattes)





LES VERS (bêtes sans pattes, au corps composé d'anneaux)





LES MOLLUSQUES (bêtes au corps mou et visqueux, possédant un pied)



Considérée comme une des plus grandes limaces européennes, cette limace noire ( Limax cinereoniger), rayée sous son pied de blanc et de noir, bien calée dans sa grotte, sort son petit appareil reproducteur rouge pour la ponte.


Scène d'amour d'un couple d'Escargots de Bourgogne sur tapis de sedum frais et humide.




5 commentaires:

  1. Votre site est vraiment magnifique et enrichissant ! pour avoir vécue peu de temps en Allier, je me rends compte qu'il y a plein de choses à découvrir ! Et pour être tombée par hasard sur ce site merci !

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  2. Dans la série des punaises : «Vieille punaise ? Punaise camo ? Punaise à la chaux ?»

    C'est une larve du Reduvius personatus ou réduve masqué :-)

    Magnifiques photos! Quel monde fantastique!

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  3. je suis épatée par tous les insectes - je recherchai le nom d'un insecte bleu turquoise découvert sur les bords de l'Ardèche la semaine dernière - l'hoplie bleue.
    merci

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  4. Bonjour !
    J'ai un petit doute pour la Limace Noire. Les tâches me rappellent celles de la limace Léopard (Limax maximus)...
    En tout cas très joli site !

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